Lorsqu’on désire effectuer un vol en montgolfière, la première chose est de préparer son vol.
Il faut au préalable se souvenir des performances et des contingences d’une montgolfière :
la montgolfière est une machine imposante. On ne planifie pas “au petit bonheur” le déplacement d’un tel engin.
Une montgolfière se compose :
d’une nacelle, vaste panier en osier, dans laquelle se placent le pilote et les passagers.
d’une enveloppe, servant à contenir l’air chaud qui permettra de soulever l’engin. (un mètre cube d’air porté à 100°C pouvant soulever une charge de 250 grammes dans un air ambiant normal et à pression normale.)
L’enveloppe de la montgolfière JURA a un volume de 3400 m3, ce qui lui permet théoriquement une charge de 850 kg (passagers, enveloppe, nacelle et brûleurs compris). Elle pèse environ 130 kg
de brûleurs et de réserve de gaz propane.
Les brûleurs délivrent une flamme dirigée avec précision de 3 à 6 mètres de haut rentrant à l’intérieur de l’enveloppe par la partie inférieure ouverte ("bouche").
Placés sur le cadre de charge, les brûleurs sont orientables. Une canalisation souple les relie à des réservoirs cylindriques en aluminium ou en acier, qui contiennent chacun de 20 à 35 kg de propane liquide.
A ceci, il convient d’ajouter un véhicule tracteur (de préférence tout-terrain), une remorque, un ventilateur pour aérer et ouvrir correctement l’enveloppe.
Bref, une petite expédition qui nécessite un travail en équipe...
Dès lors que l’on est assuré du bon état de son matériel, et de la disponibilité de ses camarades, il convient de passer à une phase cruciale de la préparation :
L’analyse météo
C’est la phase la plus importante de cette étape de préparation.
Il faut en effet savoir qu’il faut réunir les conditions suivantes :
pas ou peu de vent (max 10 km/h, sans rafales) 1h avant le vol et jusqu’à une heure après le vol (pour permettre de ranger l’enveloppe sans devoir lui courir après...)
un plafond (=hauteur des nuages) suffisamment élevé
pas de précipitations (pluie , neige, bruine...)
s’il y a des passagers, une visibilité qui permette de voir agréablement le paysage .
La situation météo se consulte par téléphone, au bureau météo s’occupant de trafic aérien, ou par fax . Il appartient alors au pilote de décider en dernier ressort de l’opportunité de voler, ou d’y renoncer. Pour s’aider, il peut lâcher un ballonnet rempli d’hélium, et observer sa trajectoire de montée afin d’analyer la direction et la force des vents aux différentes altitudes.
La décision de voler est prise. Dès lors, en route pour le terrain, où l’on procédera au montage de la montgolfière
Il faut tout d’abord extraire de la remorque les divers composants de la montgolfière :
la nacelle, toujours en osier (pour des raisons de poids, de souplesse et de solidité), que l’on équipera du cadre, des brûleurs, des bonbonnes de propane. On procédera à un essai des brûleurs et on contrôlera la veilleuse.
on dépliera l’enveloppe et on l’attachera à la nacelle
on mettra le ventilateur en route, et on commencera à ventiler l’enveloppe
on crochera le parachute qui ferme le haut de l’enveloppe
un des équipiers tiendra la corde qui est fixée au sommet du parachute et aidera à orienter le ballon dans le sens du vent.
quand l’enveloppe est suffisamment ouverte, on chauffe la masse d’air contenue à l’intérieur à l’aide des brûleurs. La montgolfière se dresse alors... elle est prête à décoller...